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Rêve, vendredi 29 août 2014, 6 h 00, nuit, 23°C à ma fenêtre

 

Je suis sur un dôme doré, très finement manufacturé. Je n'ai jamais vu une tôle aussi belle et bien faite. C'est si beau, qu'on dirait une œuvre de joaillerie. Par contre, j'ai mal aux genoux, tant je suis lourd. C'est dur de me mettre debout. En plus, ce dôme est étroit. Il ne fait même pas deux mètres de diamètre. Il ne faudrait pas que je tombe, car je suis très haut. Quand je regarde vers le bas, je ne vois pas la base de … la turbine ou je ne sais quoi qui est au-dessous de moi. L'enveloppe est en verre, du moins cela y ressemble. A l'intérieur, il y a comme un arbre de transmission noir, très épais. Il fait bien 70 cm de diamètre, avec des renflements impressionnants de solidité. Je me dis que ce sont les fixations au mur. C'est quoi, ce mur ? On dirait celui d'un barrage, mais je ne vois pas d'eau. En plus, il est vertical, contrairement aux nôtres dont les fondements sont plus larges que les sommets. Je ne vois pas la fondation de l'ouvrage, floue, tant elle est basse. Peut-être est-ce parce qu'il fait encore nuit, juste avant l'aube, puisque j'y vois un peu. J'évalue la hauteur à laquelle je me trouve d'abord à 100 mètres, puis je diminue à 70, 80 mètres. Il ne faut pas que je tombe...

 Avec difficulté, j'arrive à me mettre debout. A ce moment-là, un « rayon » vertical, épais et rose en sort instantanément, dans que le couvercle du dôme en soit soulevé. Cela lui passe au travers. Évidemment, j'y mets ma main... Je ne sens rien de particulier. Par contre, quand je la retire, cette « matière » y reste collée. C'est comme de la barbe à papa, aussi légère, mais je ne sens toujours rien. Je ne sais pourquoi, je pose ma main sur ma poitrine. Elle s'y enfonce et y laisse un creux de au-moins deux litres de volume ! Mon cœur marche toujours, le reste de mon corps aussi. Je n'ai aucune sensation particulière, pas de douleur.

 Je saute sur la jetée pour aller au village que je sens un peu derrière moi sur ma droite. Je ne vois pas d'eau, sans savoir si c'est parce qu'il n'y en a pas, parce qu'elle est trop basse ou parce que je n'y vois pas assez bien. Je me retrouve à un croisement en T de routes étroites goudronnées. A ma droite, il y a une maison en pierre aux murs épais crépis depuis longtemps à la chaux. Son toit est fait d'épaisses ardoises gris anthracite. Ses volets clos, sont en bois peints de gris écaillé. Rien ne bouge. Devant moi, la route continue son ascension dans la montagne. Il me semble que la forêt est ici constituée de chênes pubescents. A ma gauche, une autre route perpendiculaire passe sur un petit pont qui enjambe un ruisseau ou d'un torrent, je suppose. Je ne regarde pas, car je suis intrigué par autre chose : d'habitude, chez nous, quand on a une brume, sa couleur va du gris clair au gris bleuté. Ici, non. Elle est orange... J'essaie d'imaginer ses habitants, mais je n'ai vu personne. Me vient l'idée qu'ils sont filiformes avec une tête triangulaire aux angles bien arrondis, creusée en son sommet, si bien qu'on a l'impression qu'elle est en forme de coeur et aux yeux excentrés, mais bon, ça, c'est de l'imaginaire, pas plus.

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